SafeSky à l'île Maurice avec Lagoon Flight

Dernière mise à jour : il y a 7 jours

Instructeur ULM, Edwin Bibauw a emmené sa famille, pour la deuxième année consécutive, passer quelques semaines sur l’île Maurice, au cœur de l’océan Indien. Edwin en profite pour réaliser des vols touristiques sur ULM hydravions (pour le compte de Lagoon Flight) et promouvoir l’utilisation de SafeSky au sein de la petite communauté de pilotes présente sur l’ile.


Edwin, en quoi l’application SafeSky est-elle utile lors de tes vols ?

Edwin B : Le problème des vols touristiques est qu’ils se concentrent sur certains points remarquables de l’ile. Cela génère un trafic important sur des zones réduites où chaque pilote se concentre pour obtenir le meilleur point de vue pour ses passagers.

Jusqu’alors, la séparation était assurée par la simple règle « voir et éviter » et l’utilisation d’une fréquence auto-info dans les zones non controlées. Cette fréquence était bien utilisée mais son efficacité repose uniquement sur la qualité et la fréquence des annonces de chaque pilote. De plus, certains usagers n’ont pas accès à la radio (parapentes) et sont difficilement visibles.

L’utilisation de SafeSky s’imposait d’elle-même. C’est un complément efficace à la règle « voir et éviter » car elle permet d’anticiper la présence d’un autre appareil ainsi que de suivre son évolution verticale.

Tous les trafics ne sont pas forcément visibles, de même que le contrôleur aérien ne te signalera pas tous les trafics potentiellement conflictuels, pour diverses raisons (l’absence de radar, l’utilisation de transpondeur, etc.), mais de toute façon, il est important de continuer à regarder dehors.




Quelle est la qualité de la couverture GSM sur l’ile Maurice ?

Edwin B : SafeSky fonctionnait sans problème jusqu’environ 2.500 ft. Nous n’avons jamais volé au-delà vu les zones d’approches de l’aéroport de Maurice. On peut vraiment compter sur une très bonne couverture GSM sur l’ensemble de l’île.


Quelle a été la réaction des autres pilotes ?

Ils avaient déjà entendu parler de l’app et j’avais demandé à l’équipe de SafeSky de la rendre disponible sur le store mauricien. Après les premiers tests sur place, ils étaient bluffés de sa précision et de son efficacité. L’enthousiasme a été immédiat jusqu’à investir dans des tablettes à laisser en permanence dans les machines afin d’imposer l’utilisation rigoureuse et systématique de SafeSky au sein de la compagnie.

Je n’avais cependant pas anticipé que la plupart des pilotes de l’île viennent d’autres pays où l’app n’est pas forcément disponible sur les stores (SafeSky est téléchargeable sur les stores européens uniquement, pour le moment). Il a fallu trouver des solutions pour pouvoir l’installer chez tout le monde. De plus, une rencontre est prochainement programmée afin d’étendre l’utilisation à toute la communauté de pilote de l’île, y compris les parapentistes.


Est-ce que tu l’utilises pour tes vols en Belgique ?

Edwin B : Je l’utilise pour tous mes vols privés et la plupart des mes vols d’instruction. Quand je ne l’ai pas, j’ai l’impression de conduire ma voiture sans boucler ma ceinture.

En instruction, je demande à mes élèves de la démarrer et de laisser leur téléphone hors de leur vue. De cette manière nous sommes visibles des autres pilotes et les élèves sont sensibilisés à la problématique de la détection du trafic. Cette notion de connaissance du trafic doit faire partie intégrante de la formation des futurs pilotes. Vers la fin de leur progression, quand nous sortons du circuit pour leurs premières navigation, je leur demande d’avoir SafeSky visible.


Pour conclure, recommandes-tu l’utilisation de SafeSky ?

Edwin B : Bien évidemment ! Ce serait stupide de se priver d’une application si bon marché, voire gratuite, et qui peut vous éviter de belles frayeurs surtout dans des espaces où la densité du trafic est élevée : attractions touristiques, goulot d’étranglement créé par des zones controlées, etc.