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Parlons paramoteurs

Dernière mise à jour : 17 févr. 2023



Sur nos routes, les cyclistes et les vélomoteurs font partie de ce que l’on appelle communément les ‘usagers faibles’.

Il est aisé de faire le rapprochement avec une classe dont on parle parfois moins mais qui est omniprésente dans le ciel que nous partageons tous. On parle bien entendu ici des paramoteurs et parapentistes, ‘Les Usagers Faibles’ de notre ciel.

Si des pistes cyclables ont été créées pour protéger et séparer la circulation des véhicules rapides et des cyclistes, qu’en est-il de notre ciel ?


Free mind, free flight.

Reconnue comme probablement la forme de vol la plus accessible, il n’est donc pas étonnant que le ciel compte de plus en plus d’adeptes de ces voiles motorisées. Sans compter que le matériel a fortement évolué, améliorant la sécurité des pilotes et de leur éventuel passager. De plus, la plupart des parapentistes sont équipés de petits parachutes de secours.

Cette discipline est l’exemple de l’harmonie entre la sécurité et la liberté de voler.


Si les vitesses lentes et les évolutions rapprochées de ces voiles motorisées permettent les vols en groupe avec une grande sécurité grâce à la formule connue ‘Voir et Eviter’, qu’en est-il de la proximité des avions rapides (Ulm et GA) et du risque de collision ? Pas de pistes cyclables, pas de zones protégées, des espaces G totalement libres d’accès, pour tous. Le cycliste mettra un gilet fluorescent pour améliorer davantage l’Être vu face aux véhicules sur la voie publique, mais que peuvent faire le parapentiste et le paramoteur ? Mettre un gilet fluorescent ? Pas spécialement pratique et peu efficace.


Voir - ETRE VU - Eviter.

Lorsque SafeSky a vu le jour, l’idée était de donner la possibilité à tous, gratuitement, d’être vu par les autres usagers du ciel. Ouvrir l’application, appuyer sur « Décoller » et laisser le téléphone en poche. La démarche est simple et l‘idée efficace. Elle permet à tous d’être e-Conspicuous.

L’équipe SafeSky s’est vite rendu compte que si l’idée était louable, nombre de paramotoristes / parapentistes utilisaient déjà des applications dédiées (p.ex Gaggle, eVario, XCTrack, …) et/ou des boîtiers externes (SkyTraxx, Air3, …). L’idée de partager les infos de trafic avec ces développeurs et fabricants est vite devenu une réalité.

Aujourd’hui, nombre de parapentistes et paramoteurs partagent avec SafeSky de manière totalement fluide et intégrée, leur position en vol et en retour reçoivent le trafic SafeSky. Voilà un gilet fluorescent plutôt convaincant, non ?



Grâce à sa technologie et sa volonté de rendre le plus de systèmes existants inter-opérables, SafeSky est aujourd’hui un écosystème majeur regroupant des sources de trafic jusqu’à présent invisible aux systèmes connus en offrant les données de trafic les plus complètes à ce jour.

Que dire aux paramoteurs/parapentistes ?

Si le vol local entre copains ne pose pas de réels soucis de collision en vol, n’oubliez pas que vous évoluez dans un environnement partagé. En balisant votre présence par un système compatible (SkyTraxx, Air3, Gaggle, …), vous vous rendrez visibles par les appareils rapides utilisant SafeSky ou toutes autres plateformes compatibles. Cela revient à mettre son gilet fluorescent et se rendre visible ! Mais visible ne signifie pas traqué, il est toujours possible de préserver son anonymat et d’indiquer votre position dans le ciel aux autres usagers.


Que dire aux pilotes avions et ulm ?

Accédez au trafic de l’écosystème SafeSky via l’application ou autres systèmes compatibles, c’est augmenter votre sécurité et celles des autres durant vos vols. Vous percevrez un trafic jusqu’alors invisible par d’autres systèmes (ADS-B in, Flarm in, etc.). De plus SafeSky est compatible et s’intègre parfaitement avec vos périphériques de détection existants, comme le SkyEcho, le PowerFlarm ou le Stratux par exemple. Alors pourquoi se priver d’un tel outil ?

HISTOIRES DE PILOTES


Blue Sky sur Sedan (France)

Belle après-midi ensoleillée, CAVOK, vol de retour vers ma plateforme, quelques cumulus de beau temps, altitude 3500’ et une vitesse air de 235 Km/h. Malgré le vol en espace G, le contact radio avec le contrôle aérien est maintenu par sécurité. En classe G, l’information de trafic n’est pas une obligation en vol VFR mais les services français sont efficaces et n’hésitent pas à vous informer d’une éventuelle convergence de trafic. En passant, je les salue et les remercie pour leur travail efficace et leur gentillesse. Déboulant à 230 Km/h, au détour de quelques cumulus, et malgré les distances à respecter par rapport aux nuages, la surprise est grande de voir non pas un, ni deux mais bien une dizaine de paramoteurs évoluant calmement à proximité de mes ailes. Ce n’est pas ce que l’on pourrait appeler un AIRMIS. La grande chance est d’avoir visuel sur une grappe de parapentistes et pas un pilote isolé, le risque de collision était faible mais néanmoins la surprise, elle, était totale. J’aurais aimé ce jour là, avoir eu un visuel sur écran m’annonçant la présence d’un groupe important de paramotoristes. J’ai déclaré leur présence au contrôleur aérien afin d’éviter une mésaventure à un autre pilote avion évoluant dans la même zone. Il est possible, à cette époque, que ces voiles motorisées utilisaient une application de vol dédiée, mais malheureusement inaudibles à nos systèmes de détection TCAS, PCAS, etc. En 2022, SafeSky a rassemblé tous les protocoles pour les rendre audibles par tous, et assurer la sécurité de tous les pilotes en améliorant la visibilité des usagers faibles.


Vue sur mer - Koksijde (Belgium)

Il existe des zones prisées par les paramotoristes et les avions. Longer la côte belge aux environs de la ville de Koksijde en fait partie. Les risques de collision en vol y sont plus importants que dans d’autres espaces. La Fédération belge des paramoteurs s’est entendue avec SafeSky pour promouvoir activement l’usage de l’application par les paramotoristes. Son usage dans cette zone a d’ailleurs été rendu obligatoire suite à quelques frictions avec les avions, afin d’assurer la visibilité de sa présence, de son altitude de vol et garder une trace de vol en cas de conflit éventuel. Grâce à la FBPM/BPMF et sa collaboration, avec SafeSky, les paramotoristes comprennent la nécessité d’être e-Conspicuous et d’assurer la sécurité des autres autant que la sienne. C’est une évolution majeure dans notre milieu aérien pour la sécurité de tous. Notons que l’on doit cela aux pilotes, aux fédérations, aux développeurs privés et passionnés mais malheureusement l’administration reste invisible et peu entreprenante. Alors, à nous de jouer !




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